Troisième album pour
Raphael Haroche mais, cette fois-ci, pas de changement radical à l'horizon. Il nous avait surpris avec son second opus en tentant un album plus intimiste que « Hôtel de l'univers », ici «
Caravane » est le digne successeur de « La réalité ».
Au programme 11 chansons émouvantes aux textes superbes et aux mélodies entêtantes qui dévoilent toute la sensibilité de
Raphael.
Emmené par le single «
Caravane » (Parce que j'en ai les larmes aux yeux, que nos mains ne tiennent plus ensemble, que moi aussi je tremble un peu, parce que je ne vais plus attendre) l'album alterne chansons plus rythmées et ballades piano voix.
Avec sa voix à fleur de peau, il nous livre ici des titres à la fois bouleversants et déroutants «
Et dans 150 ans » (Et dans 150 ans, on s'en souviendra pas, de ta première ride, de nos mauvais choix, de la vie qui nous baise, de tous ces marchands d'armes,...), «
Schengen » (Je suis parti d'un bout du monde, j'étais trop grand pour me courber, parmi les nuages de poussière, juste au bord de la terre,..., ce que j'fais là moi, je sais pas, je voulais juste marcher tout droit), «
Ne partons pas fâchés » (Bien sûr que les montagnes sont belles, bien sûr qu'il y a des vallées, et les enfants sautent sur les mines, bien sûr dans une autre vallée,..., mais ne partons pas fâchés, ça n'en vaut pas la peine), «
Peut être a-t-il rêvé ? » (Il vit très bien sans elle, la ville n'a pas changé,...,puis il ouvre un journal, sans le vouloir vraiment, tout ça lui est égal, un morceau de métal, dans sa gorge est planté, mais il semble vivant, peut-être a-t-il rêvé ?), «
La ballade du pauvre » (Je suis là chaque matin, comme ça sur le chemin, à regarder le jour qui va et qui vient, à tendre la main,..., je n'resterai pas trop tard, j'aime mieux aller ailleurs, là où ce s'rait pas pire peut-être même meilleur, on peut toujours rêver, non non non, bien content de partir, non non non, j'espère ne pas revenir).
Raphael a trouvé son style avec des titres empreints de mélancolie et de tendresse qui nous font rêver, tout simplement...
Un album touchant et sincère qui est, hélas, bien trop court (seulement 36 minutes).
Par JJ
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Par
Akapela.com, le 24/04/2005 14:51